Charles Huot, peintre

Monsieur Huot peintre québécois est allé étudier la peinture à l'école des beaux-arts de Paris où il scrute l'histoire, celles de France et du Canada. Il étudie le costume à travers les âges, l'architecture pittoresque, le paysage et les coutumes populaires car il attache une grande importance à la précision historique. Comme nombre de peintres de son temps, il considère la reconstitution très précise comme la branche maîtresse de la peinture.

Le peintre s'est souvent mué en historien méticuleux. Tel apparaît-il dans les immenses compositions du parlement de Québec dans la toile: Bataille des Plaines d'Abraham.

Comment Charles Huot s'est-il retrouvé à Hébertville à l'automne et l'hiver 1916-1917 ? Il souffrait de troubles respiratoires et son grand ami Charles-Elzéar Delamarre qui a vécu à Hébertville dès l'âge de 4 ans, curé fondateur de l'Ermitage du Lac-Bouchette l'invite à venir se refaire une santé grâce à l'air pur et vivifiant du Lac-Saint-Jean. Ces messieurs s'étaient connus pendant leurs études au séminaire de Québec.

Huot, afin de remercier M. Delamarre, peint l'histoire de Saint Antoine sur les murs de la première chapelle du Lac-Bouchette.

Hébertville est à terminer la décoration intérieure de l'église construite depuis 1881 et la réputation du peintre s'est étendue dans toute la région. Il est donc invité par M. le curé Louis Gagnon à produire des toiles à caractère religieux pour le temple. Le journal de l'époque: Progrès du Saguenay, d'octobre 1916, relate que le peintre Huot réside à Hébertville avec sa fille Alice. Il installe lui-même ses toiles avec la technique du marouflage c'est à dire coller au mur une toile peinte. Ce sont des morceaux d'environ 2 pi.x 2 pi.(60cm.x 60cm.) un peu comme un casse-tête.

Charles Huot décède à Québec en 1930 à l'âge de 75 ans.

Résumé : Hélène Girard
Source : Gérard Morissette: « La peinture traditionnelle au Canada Français ».